De Malte à la Tunisie

En rentrant dans la baie de la Valette,

nous sommes conscients que trouver une place à cette période ne sera pas aisé mais nous nous fions à notre bonne étoile et nous nous dirigeons vers la très prisée marina de Msida.
Bien entendu, il n’y a pas de place mais le sympathique équipage de « Tudo Bem » nous offrira son couple en attendant qu’une place se libère.

Après une bonne nuit, nous partons en ballade à La Valette. Son centre, à notre goût, n’offre que peu d’intérêt et nous préfèrerons les extérieurs plus adaptés aux envies de découverte des enfants.
Ces derniers,


s’arrêtent devant un exemple de flegme britannique à la mode méridionale.
Les matous semblent aussi patients que le pêcheur et, ma foi, parfois ça peut payer.

Nous décidons de rester quelques jours ici et d’en profiter pour faire changer la pompe à eau qui suintait un peu (changement pris en charge par l’extension de garantie) et faire faire une révision du moteur par l’agent Volvo. Nous essaierons aussi de trouver des panneaux solaires mais cela s’avèrera très difficile et la société Ecogroup de Malte nous mènera en bateau (c’est un comble alors que nous sommes en escale !!!) par son amateurisme et son manque de sérieux. Nous ne perdrons pas notre temps que nous partagerons entre le Cned le matin et les promenades l’après-midi et le soir.
Les rue du vieux quartier témoignent de l’importance du commerce maritime dans l’histoire de Malte.
Les déplacements dans l’île sont facilités par la densité de son réseau de transport public.


Nous passerons un très joyeux moment à bord de Tudo Bem avant que son équipage ne parte pour la Sicile.
Retour de shopping avant de se préparer pour le départ.
Effectivement, nous avons décidé de rallier directement la Tunisie le lendemain 28 septembre à 05h00. A l’heure dite, tout est prêt et malgré l’heure matinale Bénédicte est dans une forme éblouissante et aussi motivée par les 36 heures de nav. qu’un skipper du Vendée Globe !!! Mais à la mise en service du pilote, le fusible de ce dernier fondra et avec l’aide d’Hervé et d’Alain de « Morskoul » l’interface fautive sera déposée sans conséquence pour le fonctionnement du pilote si ce n’est l’impossibilité de l’utiliser en mode régulateur. Un grand merci à tous les deux pour leurs conseils, notamment les techniques de pêche d’Hervé.

Nous partirons donc le lendemain à 5h00 pour la dernière navigation en famille en méditerranée.
La traversée est assez tranquille la première journée, marquée par quelques prises…
Tiens j’attendais plutôt les dorades coryphènes dans l’atlantique
Au petit matin, encore un avant goût de transat avec ce poisson volant
et Ferdinand est déjà au travail .
Il a bien raison car un peu plus tard, nous prendrons un bel espadon que nous partagerons à Monastir avec Phil et Bernard de Tudo Bem

L’arrivée sur la Tunisie sera bien mouvementée avec plus de 30 N de vent et une mer très difficile caractéristique de la région.

Après 5 jours très occupés par le rangement du bateau et les ballades dans la médina, l’heure du départ approche et il est temps de dire au revoir à Marine,
à la marina
et à la Tunisie.

Une nouvelle aventure nous attend …

De la punta lingua à Malte


Après avoir eu la confirmation de l’arrivée de nos colis, nous quittons donc Salina le 02 septembre en direction de Milazzo au Nord Est de la Sicile.

Les 30 Miles seront parcourus au moteur (encore !!!) et après un arrêt baignade au cap Milazzo, nous arriverons à la marina vers 16H00. Là, les enfants découvrent avec un certain plaisir que qualifierais de masochiste les documents du Cned.



Le 04, direction le détroit de Messine et Riposto au pied de l’Etna.
Passer un détroit est toujours un moment particulier lorsqu’on navigue et j’ai encore le souvenir de Gibraltar. Nous imaginions l’entrée beaucoup plus marquée


et cette petite plage sous le pylône est rigolote


car il faut penser à l’importance du trafic.



Evidemment le vent nous a lâché et nous ressentons les multiples remous du nord du détroit.


Nous ne nous arrêterons pas à Messine et, passant devant, pas de regrets. Nous apercevrons au loin les fameux bateaux qui chassent l’espadon


( la photo n’est pas terrible).

La cote ne deviendra intéressante qu’à partir de Taormina

et nous arriverons à Riposto vers 18H00 .

La marina est très luxueuse à notre goût mais la ville est assez déprimante. Nous louons une voiture pour aller voir l’Etna de plus près


et les enfants seront assez impressionnés



surtout par la vision de cette maison.



Nous irons aussi voir le golfe d’Alcantara et son canyon où Bénédicte et les enfants prendront contact avec l’eau glacée des montagnes.


Je l’avoue je n’en ai pas eu le courage. Puis nous passerons par la belle Taormina trop fréquentée pour continuer à monter jusqu’à Castelmola où nous tombâmes sur une sympathique réunion de vieilles voitures


pour ensuite aller nous restaurer et rentrer au bateau ma foi assez épuisés.

Vue sur le volcan depuis le bateau.

Le 08 septembre, direction Syracuse


où nous nous amarrons au pied de la vieille ville… mais tout à la manœuvre nous avons perdu de vue les enfants ! où sont ils ? Ah les coquins.


Nous passerons quelques jours à sillonner sans but précis les ruelles en étant sous le charme de cette ville


où tous les mariés de Sicile semblent se retrouver là entre belles toilettes et décontraction générale.


Nous y ferons la connaissance de Gisèle et Jean-Marie sur leur bateau au nom si particulier.


Cela me fait penser à une inscription sur un mur d’école chez moi à Tarbes au moment de la première vague de taggers où l’on pouvait lire « j’sais pas quoi écrire ».


Le 11 septembre vers 23h00, après avoir frugalement fêté l’anniversaire de Bénédicte,



nous quittons la Sicile pour Malte que nous atteindrons le lendemain vers 17h00 en ayant pensé en cours de route à changer le pavillon de courtoisie.

Arrivée sur La Valetta .



A bientôt ...

Balades dans les éoliennes

Nous arrivons donc le 21 Août vers 06H00 au mouillage de Porto di levante sur l’île de Vulcano.
L’endroit est complet et une fois de plus nous apprécions notre dériveur qui nous permettra de mouiller au plus près de la plage afin de prendre un peu de repos et de nous éloigner ensuite dès qu’une place se libèrera.

Les 55 miles ont été faits au moteur car, la suite nous le confirmera, notre séjour aux éoliennes sera marqué par une pétole constante. Heureusement pour sauver cette traversée monotone, il y aura eu ce lever du jour entre les îles Lipari et Vulcano


avec Stromboli au loin .

Le mouillage est assez sympa si l’on ne fait pas trop attention aux odeurs de souffre parfois assez incommodantes.
Le lendemain matin je pars seul sur le volcan au grand désespoir de Bénédicte qui doit rester avec les enfants car nous avons peur que la montée avec la chaleur soit trop dure pour eux. La visite sera géniale et c’est toujours impressionnant de se trouver face à la nature. Je connaissais les volcans d’Islande mais là c’est très différent, ce n’est pas une contrée glacée et désertique mais de douces pentes noires menant à des villages blancs et joyeux.
l’après midi, nous louerons 2 Quads pour nous balader sur l’île .

Le 23 nous irons mouiller sous la Punta di capo secco, toujours à Vulcano où l’on nous a indiqué une superbe piscine dans les rochers.
Voici le mouillage à notre arrivée à 18H,
puis tout le monde parti et après une nuit solitaire :
dès potron minet, hop tout le monde dans l’annexe et direction cette fameuse piscine avant tout le monde… c’est le bonheur !
Après un ptit déj. et alors que les bateaux arrivent, nous partons faire le tour de Lipari et comme le port de Lipari sera complet nous partirons mouiller devant Porticello et sa carrière de pierre ponce.
Le lendemain, direction l’île de Panarea qui serait le st Trop. du coin.

Les enfants surveillent d’un air critique la manœuvre du cargo qui ravitaille l'île en eau potable.
(difficile d’expliquer aux enfants qu’il nous faut économiser l’eau potable à 20 mètres d’un tel cargo !!!). l’après-midi baignade à Liscia Blanca et mouillage pour la nuit sous la Punta Torrione.
Le lendemain à 06H00 départ pour Stromboli
où les enfants prendront contact avec son sable caractéristique
504 et la présence inquiétante du volcan.
Le soir nous serons au port de Lipari sous un impressionnant orage (cela faisait plus de 3 mois que nous n’avions pas vu une goutte d’eau) afin de nous ravitailler et d’aller manger une bonne pizza . Nous y resterons 2 jours entre nettoyage du bateau et promenades .
Nous conseillons d’éviter à Lipari la marina « la buona fonda » qui nous fera payer 100€ par nuit sans aucun service ni attention particuliers.

Le 28 Août, nous partons pour Salina,
la dernière île que nous visiterons en bus
et en sympathisant avec la gent animale de l’île.

Comme il faut que nous temporisions un peu pour laisser le temps à quelques colis de parvenir à la marina de Milazzo, nous irons passer 3 jours au mouillage au nord de la punta lingua

où nous partagerons notre temps entre jeux, baignades, promenades et virées en annexe. Sans aucun regret puisque pas un souffle de vent ne fera tourner les pales de l’anémomètre.
Quand aux colis attendus, il s’agit des envois du Cned relayés par Pierre le frère de Bénédicte qui est notre contact en France et qui gère tout cela avec compétence et disponibilité. Un grand merci car il est aussi l’artisan de notre quiétude.