Marie Galante et les Saintes

Le 18 février, dans l’après-midi nous arrivons devant St Louis sur Marie Galante où nous retrouvons Yemanja qui revient de St François avec leurs amis Jean Charles et Martine.
L’île semble assoupie


même si le déroulement des événements est sur toutes les lèvres et alimente les discussions sur la place et devant les rayons quasiment vides des magasins. Les touristes ne sont pas là et le mouillage ne compte que 5 ou 6 bateaux. Nous espérons que tout s’arrangera et que dans les saisons à venir les touristes reviendront.
Le lendemain nous louons 2 voitures pour faire le tour de l’île, visiter un moulin et la rhumerie de Bellevue

Alors que Yemanja est reparti sur les Saintes, nous ferons « chez Henri » la rencontre de Philippe, Jennifer et le sympathique Thibault de St François en Guadeloupe venus avec leur bateau à moteur « Tikia one » chercher un peu de calme ici. Ces derniers nous emmèneront pique-niquer plus au nord à l’anse Canot.


Au menu, poissons perroquet, saucisses et bananes grillées

et joie assurée.

Alors que Violette joue dans les vagues,

Thibault et Ferdinand combattent pour la conquête de l’île.
Le 25 nous prenons la direction des Saintes, distantes de 18 miles. Le vent est soutenu et la mer agitée par l’arrière. L’Ostrogoth renoue avec les surf grisants de la transat et c’est un plaisir de barrer.

Le mouillage devant le bourg des Saintes est assez fréquenté et cela nous change de Marie Galante.



Nous y retrouverons Yemanja et surprise, Jean Luc, sa belle-sœur Alicia et les 3 filles Hélène, Clara et Mathilde sur leur Cata « abracatabra » Madame étant retournée en France pour regarnir la caisse de bord. Philippe, Jennifer et Thibault seront également de la partie. Dans l’après-midi nous nous élancerons tous derrière un petit défilé de carnaval.


Le soir, Jean Luc et Alicia embarquent les enfants pour un apéro crêpes.
Le lendemain matin, tout le monde prend la direction du fort Napoléon,

Les enfants ne peuvent s’empêcher de monter sur le premier canon

et le gardien du fort observe la scène d’un air réprobateur.

La baie des Saintes est superbe baie Tiens ! L’Ostrogoth s’est trouvé un copain.
Ce soir, le 26 Février, c’est l’anniversaire de Violette et elle fête ses 9 ans avec ses copains et copines Elle aura été très gâtée Claire et Philippe semblent apprécier la mousse au chocolat de Bénédicte


Les filles seront toujours des filles et elles ne pourrons s’empêcher d’enfiler la robe de princesse de Violette


Le 28, avec Yemanja nous prenons la direction de la baie de Malendure sur la côte nord-ouest de la Guadeloupe pour de nouvelles aventures…

De la Martinique à Marie Galante

Après Ste Anne nous irons tout de même faire un tour au Marin pour compléter l’avitaillement et sur tout retirer la peinture antifouling que j’avais commandé chez Carène Shop et de récupérer le courrier à la capitainerie.


Tous ces magasins vides et le mécontentement ambiant fait que nous ne traînons pas et repartons le 10 pour Grande anse d’Arlet.

Là, n’y tenant plus, Bénédicte se jette à l’eau dans le soleil couchant

Le lendemain midi, repas langouste chez Evelyne. Violette surveille le vivier

pendant que Bénédicte se régale.

Après un mouillage à l’anse Mitan nous repartons vers St Pierre en laissant Pointe à Pitre agitée de l’autre coté de la baie.

Nous ne passerons qu’une nuit à St Pierre car il nous tarde de quitter la Martinique qui ne nous paraît pas sûre. (c’est un comble, aller chercher la sécurité en Dominique !!!) Les enfants ne semblent pas préoccupés par la situation


Le 15 février, en route pour Roseau en Dominique. Les 36 Miles se feront tranquillement avec un bon vent de travers et une fois arrivés, nous serons surpris du peu de monde


et c’est reparti pour avoir la piscine de l’Anchorage Hôtel rien que pour nous.


(le personnel de ces établissements est très cool, il suffit de prendre un verre et vous êtes comme chez vous)

Nous nous mettons à la recherche de Pancho un guide pour qu’il nous concocte une petite virée dans l’île. Rendez-vous est pris dès le lendemain matin pour les chutes de Trafalgar,


la rivière chaude où il fait bon s’ébattre

et un drôle d’endroit
avec ses bassins petits mais confortables

Puis après un arrêt à Portsmouth pour se ravitailler en eau

nous prenons la direction de Marie Galante où nous attendent Philippe, Claire et Marilou de « Yemanja ».

Le vent sera plutôt nord et c’est au moteur que nous parcourrons les 25 miles entre Portsmouth et St Louis. Si nous n’avions pas rendez-vous, il eut mieux valu rallier les Saintes à la voile mais d’un autre coté, cela permet de regonfler les batteries.

Des Tobagos à la Martinique

Le 26 janvier, nous quittons Saline sur Mayreau pour Les Tobago Cays. Les alizés sont forts mais nous n’allons pas attendre plus longtemps car ils n’ont pas prévu de baisser.



Nous mouillons entre Petit Rameau et Petit Bateau avec 25 à 30 N établis mais la barrière de corail nous coupe la houle. C’est impressionnant de se dire que derrière, l’océan gronde et fulmine…


Désabusés, les « boat boys » restent à l’abri.

L’après-midi, nous rejoignons en annexe le mouillage de Baradal pour aller voir les tortues.




Nous avons utilisé un appareil jetable étanche à 5m mais on n’avait pas compris que c’était à 5 m …. de la plage !!! Donc pas de photos. Violette est déçue car elle avait réussi à se faire remorquer par une énorme tortue.


La houle passant par dessus la barrière de corail à cause de la marée il n’était pas question d’emmener les enfants plonger sur ladite barrière. Par chance sur la plage nous retrouvâmes Michel,Marie-Cécile et leurs grands enfants rencontrés sur Moustique. Alors que Florian le (champion) sillonnait en kitesurf le spot, Michel nous emmena, Marie-Cécile, Hélène et moi sur la barrière.


Sitôt à l’eau une belle raie manta nous salua et ce fut génial. Mais passer la barrière était trop dangereux car trop agité et le risque de se déchiqueter sur les coraux rend prudent. Tant pis pour les requins, nous leur aurions bien fait coucou.


Le lendemain matin, profitant de la marée basse nous y retournons en famille mais si les poissons et les tortues étaient là, point de raie à la grande déception de Bénédicte et des enfants.



Encore dommage de ne pas avoir de photos disponibles !!!!

Le 28 nous rejoignons Clifton Bay sur Union

où il nous faudra tout de même attendre que le temps se calme pour remonter. Les enfants courageusement se mettent au CNED et nous retrouverons l’équipage de « Kangaroo » aperçu au Marin.



C’est bien d’avoir de la main d’œuvre pour la corvée d’eau.




Enfin le 31 nous partons pour Béquia pour les formalités administratives et le premier février direction l’île de ST Vincent et plus précisément Blue Lagoon près de Young Island.

Il faut dire que parfois la crise a du bon, blue lagoon est désert uniquement occupé par les bateaux de la base de location qui semble abandonnée et le complexe hôtelier paraît bien vacant. Cela nous permet d’utiliser les infrastructures comme si nous en étions les propriétaires… quel luxe !

Le 02 nous sortons de Blue Lagoon (le portail est étroit !)

en direction de Cumberland Bay


où le temps d’un apéro au fameux « Black Baron » les enfants découvrent les vestiges du tournage de « Pirates des Caraïbes »


Nous quittons le 03 au matin la baie pour nous rendre sur Ste Lucie au mouillage de la soufrière. Une nouvelle fois à nous les joies d’un canal entre les îles,vent 25N de moyenne et belle houle.



Comme le vent est assez nord, je ne regrette pas d’avoir gréé la trinquette et ma foi le bateau se comporte très bien et il nous suffit de laisser faire. Nous n’avons pas aimé le mouillage et nous aurions mieux fait d’aller entre les « deux pitons » donc, le lendemain en route pour Rodney Bay où nous décidons d’aller faire les pleins, courses et nettoyages car avec les événements dans les Dom il vaut mieux anticiper.



Bénédicte fait le plein de fruits et légumes.




Le 06 février nous laissons la marina de Rodney

pour le mouillage devant Ste Anne en Martinique où nous arriverons la nuit tombante près de « Kangaroo » sur lequel nous passerons une agréable soirée avec Muriel, Hervé, Julie et Robin ( http://www.favrenmer.ch/ ) qui repartirons le lendemain pour la Guadeloupe.

Les Grenadines 1

Ça y est, fini de faire la fête et de se pavaner sur les plages…

Le 17 janvier, nous quittons le mouillage du Marin et après un rapide passage par le ponton GO pour faire le plein d’eau nous prenons la direction de Ste Lucie.

Nous appréhendons un peu notre première traversée d’un canal ( passage entre les îles) qui ont la réputation d’être très agités par la houle de l’atlantique. Effectivement, le vent n’est pas très fort, environ 20N, mais les 2 à 3 mètres de houle par le travers nous donnent l’impression d’être dans un shaker. Heureusement que le vent est là pour nous appuyer .

Les filles seront très courageuses pour leur reprise de navigation sportive. Arrivés sous le vent de Ste Lucie, tout se calme et nous rallions tranquillement la crique de Marigot Bay .

Nous irons faire un petit tour à terre

mais sans faire de folies car nous comptons repartir le lendemain vers 04h00 pour rejoindre Bequia sans nous arrêter sur St Vincent qui ne jouit pas d’une bonne réputation. On verra mieux au retour.

A 03h50, nous sortons de la baie endormie (sauf ceux qui auront été réveillés par la remontée de l’ancre… pardon !) et en route. Nous serons alors obligés de faire du moteur car l’île est élevée et nous dévente complètement. Nous profitons de ce répit avant d’attaquer le canal de St Vincent qui, d’après le Patuelli , est souvent agité à l’approche de St Vincent.
Tout se passe bien et en début d’après midi nous entrons dans Admiralty Bay à Béquia.


Malgré le monde, le coin ne nous déplait pas et nous décidons d’y rester 2 jours.

et d’en profiter pour faire un peu de lessive
Le 21, nous partons pour l’île Moustique. Nous longeons Moon Hole

et ses habitation troglodytiques.
Nous avions prévu de nous arrêter à Petit Nevis mais les conditions ne sont pas optimales pour faire du tourisme. 25-30 N de vent et la houle piles dans le nez. Le trajet n’est pas long 10 miles mais en voyant le bateau se dresser et retomber brutalement dans une mer d’écume je croise les doigts pour que Moustique soit sympa et efface ce sentiment de suspicion qui se déclare chez mon équipage face à ce laborieux détour. D’autant que cela sera plus long que prévu car nous ne pouvons pas dépasser 3,5N.
Enfin, vers 13h00, nous nous trouvons à l’abri dans Britannia Bay. Ici, c’est interdit de mettre l’ancre et il nous faut prendre une bouée gérée par la « Moustique Compagny ». C’est important de disposer d’un personnel volontaire et qualifié.

Coup de bol, nous tombons en plein festival de blues et nous nous précipitons au Basil’s bar pour assister aux dernières répétitions

pendant que les enfants vont se baigner.
Le lendemain nous irons nous promener dans l’île où les enfants revisiteront La Fontaine,

auront glané plein d’idées déco pour leur école

et auront découvert les joies de l’équitation dans un environnement très hollywoodien.

L’île Moustique, c’est l’île des milliardaires certes mais dans un esprit de simplicité sans « matuvu » ni mauvais goût. Tout le monde vous dit bonjour spontanément et la nature est partout respectée. D’aucun me diront que c’est facile avec l’argent mais je leur rétorquerai que pour avoir pas mal navigué en Méditerranée l’argent ne fait pas partout bon ménage avec le bon goût et l’écologie.

Toujours est-il que nous sommes emballés par cet endroit et nous aurons même la chance de rencontrer un de ses habitants avec qui nous partagerons un jus de pomme dans la plus belle maison qui nous aura été donnée de voir. Un beau moment de simple convivialité impromptu. Avant de repartir, nous nous paierons même le luxe (c’est le lieu qui veut ça !) de laisser les enfants seuls sur le bateau pour assister à un concert de blues au Basil’s .

C’est toujours difficile de quitter un beau mouillage
pour aller se faire secouer entre les îles.

Pourtant c’est ce que nous ferons le 23 pour rejoindre Mayreau en passant par Canouan juste pour mouiller le midi à l’abri. En repartant, j’ai serré d’un peu près Petit Canouan et l’on s’y est bien fait brasser !!!

Vers 16h00, nous ancrons dans Salt Whistle Bay surchargée ce qui n’empêchera pas les enfants d’avoir la plage pour eux seuls (comme souvent)


Le lendemain de bonne heure nous ferons un saut de puce pour Saline Bay où après avoir visité le village,
Ferdinand se trouvera un coin pénard

alors qu’avec Violette nous battrons des œufs en neige pour confectionner des rochers à la noix…de coco.
La méthode est sans doute expéditive mais terriblement efficace !!!


Prochaine étape, les Tobago Cays et la barrière de corail

apercus des hauteurs de Saline